Clément Lenglet et le FC Séville s'apprêtent à défier le Real à Bernabéu. L’ancien capitaine de l’ASNL, à la fois le plus jeune joueur de l’effectif andalou et un acteur majeur du bon parcours des hommes de Berizzo cette saison, parle de la Liga, des chances de son club et de ses projets pour l’été 2018.

Comment ça se passe pour toi cette saison, et plus globalement depuis ton départ de nancy ?
Sur le terrain, ça se passe super bien, je joue très souvent, j’en suis à mon 40e match avec Séville. En un an, c’est pas mal. C’est une super expérience pour moi. Et dans la vie de tous les jours aussi, je me suis super bien adapté à la ville et au pays, qui est quand même un peu différent de la France. Je suis content de ce choix que j’ai fait de venir en Espagne.

Tu parles bien espagnol maintenant ? Vous échangez en quelle langue avec tes coéquipiers ?
Je ne parle pas un espagnol parfait, mais j’arrive à me faire comprendre et je comprend ce qu'on me dit, je suis à peu près autonome là-dessus. Avec Johannes Geis, qui est allemand, on se parle avec un mélange d’anglais et d’espagnol. Et avec les mains aussi!

 

Ce samedi à 16h, tu rencontres le Real, qui cette saison est en difficulté. Il reste sur deux victoires sur les cinq derniers matchs. Si Séville gagne, vous avez la possibilité de passer devant. Quels sont vos objectifs avant d’aller àBernabéu ?
Le premier objectif, ce sera de revenir de là-bas avec au moins un point. Ils sont dans une période compliquée en championnat, mais ils restent quand même sur de bonnes performances en Ligue des champions. Forcément, ils veulent faire un bon résultat chez eux, surtout contre nous qui sommes un concurrent direct au classement. Si on peut gratter 3 points, on ne va pas se gêner, car ça va être dur de rester collé au trio de tête. On enchaîne pas mal de matchs ces dernières semaines, et en plus là, on joue à 16h15, donc ça fait moins de deux jours de repos avec le match de Maribor. Il faut tenir le rythme !

Tu seras associé à qui en charnière centrale ? Il y a eu pas mal de rotation cette saison.
En ce moment, c’est Geis qui joue en défenseur central, mais c’est pour dépanner, normalement il est milieu de terrain. Les deux autres joueurs à ce poste, Pajera et Carriço, sont blessés. En début de saison, il y a Simon Kjær, ancien de Lille, qui a joué un peu et qui s’est blessé aussi.

Même s’il a marqué beaucoup moins de buts cette saison, Ronaldo reste un client. Le duel avec lui ainsi qu’avec les autres attaquants du Real, tu le prépares comment ?
Ça ne me fait pas peur, car c’est du bonus pour l’instant. Il y a un an, j'étais si loin de ce niveau-là que pour l’instant, j’en profite comme ça. Sans appréhension particulière. On se prépare surtout physiquement, pour bien récupérer, car il va falloir courir pas mal ! C’est un match excitant et on a hâte d’y être.

 

Cette saison, tu es titulaire, on sent que le coach te fais confiance. Qu’est-ce que le coach t’a dit là-dessus, et quelle sont les consignes qu’il te donne et les attentes qu’il a pour un défenseur central ?
Le coach ne m’a pas parlé en individuel. En début de saison, il nous a expliqué qu’il y aurait de la rotation et qu’il fallait saisir sa chance sur le terrain. Il nous demande d'être concentrés et de ne pas perdre de temps, d'être performants. Il n’a pas d’exigence sur le rôle de chacun et il laisse pas mal de liberté dans le jeu. Sur la relance par exemple, il y a une grosse attention là-dessus en Espagnepour les défenseurs centraux. Il faut relancer court, propre, mais on peut aussi s'adapter et relancer plus long si le milieu a plus de mal. Il est très formateur, car il nous donne beaucoup de conseils.

Quelle différence sens-tu entre Berizzo et Sampaoli ?
Ils sont différents, autant eux que leur staff. Sampaoli demandait beaucoup de pressing, aller jouer dans le camp adverse, et presser jusqu'à la mort. Berizzo nous demande de modérer le pressing. Si on voit un joueur partir au pressing seul, là où Sampaoli nous aurait poussés à le suivre, Berrizo nous demande plutôt de modérer le partenaire pour contenir l’adversaire. Berrizo est dans un style plus « européen » . Sampaoli nous a fait presser contre toutes les équipes, que ce soit le Barça ou Gijón. C’est physiquement très compliqué, il fallait être prêt et ça explique peut-être notre fin de saison dernière. Sur la longueur, on a peut-être un peu craqué physiquement à cause de ça. Mais ça permet un style de jeu plus beau à voir.

Tu as eu trois coachs en pro, trois Sud-Américains. Drôle de hasard. Tu as vu des liens entre eux ?
Correa et Sampaoli sont les mêmes : le sang chaud, nerveux. Au contraire, Berizzo est plus calme, plus posé.

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